1 an de Ministère des Droits des Femmes: de la poudre aux yeux et la rigueur appliquée aux femmes!

15 mai

Communiqué de presse de Lydia Guirous, Présidente de l’association Future, au Féminin
Paris, Mercredi 15 Mai 2013

1 an de Ministère des Droits des Femmes : poudre aux yeux, et rigueur appliquée aux femmes! 

Après un an à la tête du Ministère des Droits des femmes, la Ministre à mi-temps Najat Vallaud-Belkacem, nous présente un bilan très décevant tant sur le plan de la parité, de la conciliation vie professionnelle – vie familiale et de la santé des femmes.

Parité : Comme François Hollande l’avait déclaré devant les associations  féministes en mars 2012 lors de la campagne présidentielle : "Un bon principe que d’avoir autant d’hommes que de femmes dans un gouvernement" et d’ajouter : "Cela ne veut pas dire que les responsabilités seraient les mêmes."  Au sein de ce gouvernement les femmes ne sont pas aux responsabiités à l’exception de Christine Taubira. Elle est loin  l’époque des femmes Ministre de l’économie et des finances, Ministre de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur…
Le femmes de ce gouvernement occupent des places de second rang. Pourtant, aucune voix ne s’est élevée contre cela, même pas celle de la Ministre des Droits des Femmes qui applique la même politique au sein de son propre cabinet ! En effet, Au Ministère des Droits des Femmes, les postes clés  sont exclusivement masculins: Directeur de Cabinet, Conseiller spécial, Chef de cabinet. Par ailleurs, je regrette de constater que la nomination de femmes aux postes à responsabilités dans la fonction publique est tombée à 20% depuis l’arrivée aux pouvoirs des socialistes. 

La réforme du congès parental a été présentée comme un moyen de favoriser le retour à l’emploi des femmes après la maternité et une incitation pour les pères à prendre le relais en échange d’une allocation. Or, il s’agit en réalité de supprimer 6 mois de congés aux femmes car aucune famille ne fera l’économie du salaire du père très souvent le plus élevé. Comme les pères ne prendront pas ce congés pour des raisons financières, leur conjointe perdra 6mois de congés! Ainsi, cette mesure est belle et bien une mesure de rigueur budgétaire qui permettra à la Caisse d’allocations Familiales de faire des économies sur le dos des femmes! 

La santé des femmes est totalement occultée de la politique du Ministère des Droits des Femmes. Le remboursement à 100% de la pilule et des IVG pour les mineurs est une mauvaise mesure à plusieurs titres. En cas de difficultés familiales, les jeunes françaises peuvent avoir une contraception et une IVG gratuite et anonyme, la République ne les a jamais oubliées!
Par ailleurs, l’Etat ne doit pas retirer aux parents le droit de regard qu’ils ont sur la santé de leurs jeunes enfants.

Aucun dispositf n’a était pris pour répondre aux véritables enjeux de santé, notamment pour les 18-24ans chez qui  il y a une explosion des IVG (+ 70000/an en 2009) …souvent issus des milieux les plus défavorisés. Aujourd’hui en France, de nombreuses jeunes filles recourent à l’IVG, devenue quasiment moyen de contraception, car elles n’ont pas les moyens de prendre la pilule! Ils auraient été plus pertinent, Mesdames les Ministre Vallaud-Belkacem et Touraine, d’assurer la gratuité de la contraception aux jeunes filles de 18-24ans! 

Par ailleurs, nous regrettons que la Ministre des Droits des Femmes ait relégué les droits des femmes au second rang de ses priorités, préférant devenir  la Ministre de la cause LGBT. Après une année de Ministère des Droits des LGBT, nous espérons que la prochaine année soit enfin celle d’un véritable Ministère des Droits des femmes avec une  ou un vrai Ministre à sa tête.
 

Interview de Lydia Guirous sur les inégalités salariales et les sanctions aux entreprises

2 mai

 La ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem a annoncé, jeudi 25 avril, que les deux premières sanctions étaient tombées sur deux entreprises n’ayant pas respecté l’égalité salariale entre hommes et femmes. Une actualité que commente Lydia Guirous, présidente de l’association Future, au Féminin.

« On a prononcé 135 mises en demeure en quatre mois. Et surtout les deux premières sanctions sont tombées. Ces entreprises ont été averties mais sont passées outre la mise en demeure », a déclaré la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, interrogée dans l’édition de jeudi du Parisien/Aujourd’hui en France.

« Depuis le début de l’année, 1500 plans ou accords d’entreprise nous ont été déposés. Ils dressent un diagnostic, fixent des objectifs. Dans certaines régions, plus de la moitié des entreprises se sont déjà conformées à leurs obligations. Mais certaines traînent des pieds », a-t-elle indiqué.

L’annonce de ces sanctions a été faite à l’occasion de l’ « Equal Pay day », une journée organisée par la Commission européenne pour rappeler le nombre des jours supplémentaires de travail que les femmes doivent accomplir pour gagner autant que les hommes. Mais de telles pénalités ne vont-elles pas donner aux employeurs de moins en moins envie d’embaucher des femmes ? Eléments de réponse avec Lydia Guirous, présidente de l’association Future, au Féminin.

JOL Press : Deux entreprises écopent de sanctions financières pour ne pas avoir appliqué l’obligation d’égalité salariale entre hommes et femmes. Qu’en pensez-vous ?

Lydia Guirous : C’est très bien de mettre en place des sanctions, je pense que toute loi doit avoir un volet sanction pour que les entreprises puissent vraiment remédier aux inégalités qui existent en termes de salaire mais aussi en termes de déroulement de carrière. Toutefois, la façon dont cela a été annoncé me dérange car cette sanction n’est que la mise en application de la loi du 2 novembre 2010, votée sous le gouvernement Fillon, qui oblige les entreprises de plus de 50 salariés à se doter d’un plan visant à empêcher la différenciation entre hommes et femmes en matière de rémunération et de carrière.

Ce qui me dérange c’est que la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem donne l’impression que ces pénalités sont le fruit de ses décisions sans rappeler qu’elles sont juste la mise en application d’une loi promulguée par Nicolas Sarkozy. Cette campagne de communication de Najat Vallaud-Belkacem à l’occasion de la Journée internationale pour l’égalité des salaires, relève de la malhonnêteté intellectuelle.

Par ailleurs, nous ne sommes pas en mesure de savoir quelles sont ces entreprises qui ont été pénalisées, nous ne connaissons pas leur état de santé, je ne sais pas si cette mesure les met en difficulté ou pas, dans un contexte de crise terrible où de nombreuses entreprises sont sur le point de fermer ou de licencier. Précisons aussi que ces deux entreprises sont des PME, il aurait été sans doute plus courageux de s’attaquer à de grands groupes. Ne mettons pas en danger les emplois existants aujourd’hui. Je pense qu’il faut envoyer des signaux plus positifs aux des chefs d’entreprise en ce moment.

JOL Press : Ne se dirige-t-on pas vers une situation où les employeurs ne voudront plus embaucher des femmes, pour ne pas être inquiétés ?

Lydia Guirous : C’est vrai que c’est le danger, c’est pour cela que je suis assez partagée. Actuellement les chefs d’entreprise en France sont dans une situation extrêmement difficile, la croissance et la consommation sont en berne, les charges et les impôts les achèvent. Si on est vraiment réaliste, si on connaît un minimum le marché du travail, si on a déjà passé des entretiens et  envoyer des centaines de candidatures – ce qui n’est pas le cas de Najat Vallaud-Belkacem qui a toujours travaillé dans le domaine politique – on sait que les employeurs se posent déjà des questions sur la maternité des femmes à partir de 27, 30 ans.

La maternité est déjà un frein, si on ajoute à cela des pénalités financières, je crains le retour de bâton, j’ai peur que des chefs d’entreprise se disent qu’ils ne vont pas embaucher des femmes, alors qu’elles ont les diplômes et l’expérience, par crainte des sanctions. Ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas prendre des mesures et qu’il ne faut pas remettre en question les inégalités salariales.

JOL Press : Peut-on imaginer une politique de quotas dans les entreprises ?
 Lydia Guirous : En 2011 entrait en vigueur la loi Zimmermann-Copé qui prévoyait que les conseils d’administration et les conseils de surveillance des entreprises comportent 20% de femmes en 2014 et 40% en 2017. C’est bien mais seule une minorité de femmes peuvent prétendre à des postes dans des conseils d’administration. Ce n’est pas suffisant et pour ma part, je ne suis pas favorable à une politique de discrimination positive. C’est stigmatisant, contre-productif, ça décrédibilise et enlève toute légitimité à une femme qui va postuler sur un poste. Il me semble donc qu’il ne serait pas souhaitable de mettre en place des quotas sur l’ensemble des emplois dans une entreprise.
JOL Press : Quelles solutions faut-il donc apporter pour lutter contre les différences de salaires et de promotions entre hommes et femmes ?
 Lydia Guirous : Les sanctions sont un premier pas, mais à prendre avec beaucoup de doigté, pour les raisons que nous venons d’évoquer. Je pense qu’il faut déjà commencer à raisonner avec les bons chiffres. J’en ai assez qu’on avance sans arrêt le chiffre des 27%, quand on parle de 27% d’inégalité salariale, c’est un mensonge, c’est de la manipulation : quand on regarde précisément les chiffres, on a 9 à 10% d’inégalités salariales, à même poste, même expérience entre un homme et une femme.

Ensuite je pense qu’il faut avoir une approche plus globale. Quand on regarde les secteurs d’activité où les salaires sont moins élevés, c’est souvent dans la communication, le marketing, des secteurs d’activité féminisés où les salaires sont les moins élevés. Je crois qu’il faut commencer par faire un travail au niveau de l’orientation des filles au moment du bac et des études supérieures, pour les pousser vers les filières où les niveaux de salaires sont plus élevés notamment dans la finance ou dans les écoles d’ingénieurs.

Il faut enfin inviter les femmes à négocier au plus haut leur salaire lorsqu’elles entrent dans l’entreprise. Des études ont été faites sur le sujet : un homme n’hésite pas à négocier au plus haut son salaire quand une jeune femme accepte le salaire qui est sur la proposition d’emploi et négocie que très rarement.

Dans le secteur privé, je milite, par ailleurs, pour de la transparence. Les entreprises peuvent afficher le salaire moyen des personnes, selon le type de poste. Dans la fonction publique, c’est très facile de savoir quel doit être son salaire, c’est plus difficile dans le privé, mais il faudrait arriver à le faire.

Propos recueillis par Marine Tertrais pour JOL Press

Lydia Guirous est présidente de l’association Future, au Féminin. Elle est la créatrice de « SOS harcèlement sexuel », première cellule de prise en charge psychologique des victimes de harcèlement sexuel à l’AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris) avec le Professeur Peretti. Elle est membre de l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants).

Egalité salariale hommes-femmes : les entreprises dernières victimes des erreurs de diagnostics gouvernementaux dans la chasse aux discriminations

26 avr

La ministre des Droits des femmes a annoncé jeudi que les premières sanctions visant deux entreprises n’ayant pas respecté l’égalité salariale étaient tombées. Selon Najat Vallaud-Belkacem, fidèle à l’image du gouvernement dont elle est la porte-parole, en période de crise, la seule solution est la sanction des entreprises : "la peur du gendarme ça fonctionne" déclare-t-elle sans rougir.  

Quelle curieuse conception de la relance économique et quelle honteuse récupération du concept de parité et d’égalité salariale ! Naturellement comme tout ce que fait ce gouvernement (c’est tout ce qu’il sait faire d’ailleurs) la communication est bien ficelée: la sanction aujourd’hui de deux PME intervient le jour de Equal Pay Day (journée consacrée par la Commission Européenne à l’égalité homme-femme).

Décidément, l’égalité est un subterfuge très couru par le gouvernement de François Hollande, qui après avoir mobilisé pendant des mois l’attention sur l’égalité entre les couples hétérosexuels et les couples homosexuels, revient aujourd’hui sur l’égalité entre les hommes et les femmes. Cet appel du pied, un peu grossier, aux féministes et à l’égalité homme-femme, via Najat Vallaud-Belkacem, permet uniquement à François Hollande de combler un vide de communication suite au vote de la loi Taubira. L’égalité homme-femme a toujours été pour le PS un bouche trou facile, servant à combler le vide idéologique et d’idées dans lequel il se trouve depuis des décennies.

Alors naturellement pour la féministe que je suis, l’égalité salariale est un vrai sujet, s’il est traité avec un minimum d’honnêteté et non avec un relent de lutte des classes comme a coutume de le faire le Parti Socialiste. D’ailleurs, Najat Vallaud-Belkacem ne fait qu’appliquer l’une des nombreuses lois de Nicolas Sarkozy sur l’égalité hommes-femmes et plus spécifiquement la loi du 2 novembre 2010 qui oblige les entreprises de plus de 50 salariés à se doter d’un plan ou d’un accord d’entreprise visant à empêcher les inégalités entre hommes et femmes en matière de rémunération et de déroulement de carrière. Cette loi prévoyait des sanctions civiles et pénales.

La différence c’est que le gouvernement Fillon avait eu l’intelligence de laisser du temps aux entreprises et notamment aux PME de mettre en place des dispositifs correctifs, en période de crise. 

Najat Vallaud-Belkacem, préfère, elle, employer un mécanisme cher à cette gauche trotsko-communiste qui nous gouverne, c’est-à-dire, la sanction sur base de délation. En effet, il ne faut pas se leurrer les dossiers "parité" de PME de plus de 50 salariés ne sont pas remontés tout seul au cabinet de la Ministre. Encore une fois ce gouvernement se complait à donner aux citoyens l’image d’un patron immoral, cynique et manipulateur. C’est la recette du PS pour nous sortir de la crise économique !

A force de pointer les riches du doigts et les patrons de PME, la France n’aura bientôt que des emplois publics aidés, car l’État n’a même plus les moyens de payer ses fonctionnaires. Najat Vallaud-Belkacem a-t-elle conscience qu’en affligeant une amende de 5 000 euros par mois à une PME, elle pénalisera l’ensemble des salariés de cette entreprise car pour équilibrer cette dépense le dirigeant supprimera les primes de fin d’année voire de l’emploi… et souvent celui des femmes à temps partiel…

Najat Vallaud-Belkacem a-t-elle conscience qu’en affligeant à un repreneur d’entreprise une amende d’entrée de 8 500 euros, elle décourage les entrepreneurs, les créateurs et tous ceux qui font la croissance et le PIB de notre pays ? Mais tout ça, peut-elle le comprendre en gagnant plus de 12000 euros nets par mois et en déclarant à tous les français qu’elle a le patrimoine d’un employé de bureau ?…. 

Avant le Ministère des droits des femmes de Najat Vallaud-Belkacem était inutile, aujourd’hui il est dangereux pour l’économie du pays. 

 

Lydia Guirous

Tribune publiée sur Atlantico le 26  avril 2013. Lien cliquez ici

Invitation conférence le 28 Mars -13h : "Leadership au Féminin: ces femmes qui réussissent"

27 mar

Le club Future, au Féminin en partenariat avec le pôle Femme du club des Entrepreuneurs de l’Ecole EDC-Paris

Vous invite à la conférence 
"Leadership au Féminin: ces femmes qui réussissent ! " 

avec comme intervenantes :

- Sophie Auconie (Députée européenne UDI, Vice-Présidente de l’UDI)

- Lydia Guirous ( Fondatrice du club Future, au Féminin, responsable UDI-Paris)

- Assya Hiriji ( co-fondatrice de la marque Princesse Tam Tam et monette de Paris)

- Martine Liautaud ( PDG et fondatrice de la banque Liautaud &cie )

Conférence ouvert à tous !

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Débat dans l’émission "LeSoir de BFMTV"

27 mar

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