L’ordre à prix limité, c’est la boussole du trader prudent. Vous décidez d’un prix précis : pas question d’acheter au-dessus ni de vendre en dessous. Tant que le marché ne répond pas à votre exigence, l’ordre attend son heure, quitte à n’être servi que partiellement. Ce contrôle du prix d’exécution séduit, mais il faut accepter que la transaction puisse rester en suspens.
Zone de déclenchement
L’ordre déclencheur offre une sécurité supplémentaire : il ne s’active que lorsque le prix franchit un seuil que vous avez fixé. C’est le filet de sécurité quand la tendance menace de s’inverser. Il en existe deux variantes :
- Les ordres à seuil de déclenchement (« Trigger Threshold ») basculent en ordre au marché dès que le prix atteint la limite déterminée.
- Les ordres à plage de déclenchement (« Trigger Range ») ajoutent une seconde limite pour encadrer encore davantage le prix d’exécution, évitant ainsi les mauvaises surprises lors de mouvements brusques.
Un seuil de déclenchement
Dans le détail, un ordre à plage de déclenchement repose sur deux limites :
- À l’achat, la première fixe le prix à partir duquel l’ordre peut s’exécuter ; la seconde pose un plafond à ne pas dépasser.
- À la vente, la première autorise l’exécution jusqu’à un certain seuil, la seconde préserve un minimum en dessous duquel on refuse de vendre.
Un ordre à simple seuil de déclenchement, lui, ne comporte qu’une seule limite : il devient un ordre au marché dès que le prix passe la barre indiquée. L’exécution est complète, mais le prix final peut s’éloigner de vos attentes.
À tout prix
L’ordre « à tout prix » passe avant tous les autres. Vous êtes certain d’acheter ou de vendre la totalité des titres voulus dès qu’une contrepartie se présente. Le prix ? Vous n’en avez plus la maîtrise. À l’ouverture, il s’exécute immédiatement. Pendant la séance, l’ordre s’ajuste au carnet jusqu’à satisfaction complète de la quantité demandée.
Actif
Derrière le terme « actif », on trouve tout ce qu’une entreprise utilise pour produire : machines, créances, actions, immobilier. L’actif, c’est le carburant de l’activité.
Action
Détenir une action, c’est posséder un morceau de l’entreprise. Sa valeur bouge au gré des perspectives du groupe et de la conjoncture. Les taux d’intérêt ont un effet direct : une baisse les fait grimper, une hausse les fait reculer.
Actionnaire : assemblée générale annuelle
L’actionnaire est copropriétaire. Il vote en assemblée, suit les comptes, touche un dividende. Deux grands types d’assemblées existent : l’assemblée générale ordinaire (AGO), annuelle et centrée sur l’approbation des comptes ou la nomination des administrateurs ; l’assemblée générale extraordinaire (AGE), pour les décisions majeures comme les changements de statuts ou d’augmentation de capital.
Affectation gratuite
Il arrive qu’une société distribue des actions gratuites à ses anciens actionnaires, diluant le capital mais récompensant la fidélité.
Meilleure limite
L’ordre « meilleure limite » ne fixe aucun prix à l’avance. Il vise le meilleur prix disponible sur le marché, sans garantie d’obtenir le montant exact souhaité. À l’ouverture, il se transforme en ordre à cours limité ; pendant la séance, il attend au prix de la meilleure offre du carnet.
Augmentation de capital
Quand une entreprise veut lever des fonds, elle peut offrir de nouvelles actions, en général à des conditions attractives pour ses actionnaires actuels.
Crédit d’impôt
Les dividendes d’actions françaises ouvrent droit à un crédit d’impôt, équivalent à la moitié du dividende net. Ce mécanisme vise à éviter que le même bénéfice soit imposé deux fois, d’abord chez l’entreprise, puis chez l’actionnaire.
Bénéfice
Le bénéfice net d’une entreprise, une fois l’impôt payé, se partage lors de l’assemblée générale entre distribution de dividendes et mise en réserves.
Bilan
Le bilan, c’est la photographie à un instant donné de tout ce que possède et doit une entreprise.
Puce bleue
Ce terme venu d’outre-Manche désigne les valeurs phares de la cote, celles qui drainent les plus gros volumes d’échange.
Bon d’abonnement
Il offre la possibilité d’acheter une action à un prix fixé à l’avance, avant une date limite.
La bourse est le marché où l’on achète et vend des titres. À Paris, son fonctionnement est assuré par Euronext Paris SA, filiale d’Euronext NV.
Capacité d’autofinancement
Le CAC40, souvent cité dans les médias, a été lancé en 1988 avec une base de 1000 points. Il reflète la moyenne pondérée de 40 grandes actions françaises. Plus une société pèse lourd, plus elle influence l’indice. La capacité d’autofinancement, elle, mesure l’excédent généré par l’activité sur une période, indicateur clé de la faculté de l’entreprise à financer son développement.
Capitalisation boursière
Pour estimer la valeur d’une entreprise, on multiplie le nombre de ses actions par leur cours. C’est la capitalisation boursière. Dans certains cas, notamment dans la nouvelle économie ou la tech, des investissements à haut risque misent sur la croissance future plutôt que sur les résultats présents.
Capital-risque
Le capital-risque consiste à investir dans des sociétés innovantes, souvent technologiques, avec un potentiel de rendement élevé mais des risques tout aussi marqués.
Capital échangé
Le capital échangé correspond simplement au montant total des transactions réalisées sur une période donnée.
Levée de fonds propres
Ce que l’entreprise collecte lors de son entrée en bourse, additionné à son capital social, ses primes, réserves, provisions et subventions, compose ses fonds propres, véritable garantie pour les tiers.
Capital social
Le capital social est la somme des apports des associés, que ce soit lors de la création ou lors d’augmentations de capital. Au bilan, il équivaut à la valeur nominale totale des actions émises.
CECEI (Comité des établissements de crédit et des entreprises d’investissement)
Le CECEI délivre ou retire l’agrément aux établissements financiers et sociétés d’investissement, contrôlant ainsi l’accès aux activités réglementées.
Certificat d’investissement (CI) : chiffres d’affaires
Un certificat d’investissement est une action privée temporairement de droit de vote, qui peut être reconstituée. Le chiffre d’affaires, quant à lui, regroupe toutes les ventes réalisées par l’entreprise, reflet de son activité.
Chiffres clés
Pour juger rapidement de la santé d’une société, on regarde ses « chiffres clés » : évolution du chiffre d’affaires, des bénéfices, des investissements. Les entreprises cotées les mettent en avant dans leurs rapports annuels, facilitant l’analyse pour les actionnaires individuels.
Code SICOVAM
Ce code à cinq chiffres apparaît sur toutes les cotations et permet d’identifier précisément une valeur lors des transactions.
Collecteurs de commandes
Ces intermédiaires, non membres d’Euronext Paris SA, transmettent les ordres de leurs clients à un négociateur habilité.
Commission des opérations boursières
La COB veille à la régularité des transactions et contrôle les acteurs des marchés financiers.
Compensation
La compensation consiste à échanger des créances entre institutions pour solder les comptes. Sur les marchés organisés, ce règlement s’effectue en toute sécurité.
Argent comptant
Depuis 2000, les achats et ventes sont réglés immédiatement à la fin de la transaction, quel que soit le marché.
Compte résultat
Le compte de résultat retrace tous les flux qui génèrent profits ou pertes sur l’année écoulée.
Conseil des marchés financiers
Le Conseil des marchés financiers, composé de professionnels et de représentants des investisseurs, définit les règles et l’éthique du marché, supervise les offres publiques et veille à l’organisation des transactions.
Activité en continu
Sur un marché en continu, chaque nouvel ordre trouve une contrepartie instantanée. À défaut, il attend son tour dans le carnet.
Cotation
Sur Euronext Paris SA, la cotation est automatisée, pilotée par un système informatique.
Soumission directe
Ce mode d’introduction en bourse propose un prix de réserve. Le prix final dépend de la demande enregistrée.
Prix de l’action
La liste des prix des titres cotés sur Euronext Paris SA inclut aussi tous les autres produits négociés.
Bon d’achat
Il correspond aux intérêts perçus chaque année par le porteur d’une obligation. Le système NSC détermine informatiquement les prix des actions et obligations sur Euronext.
Couverture financière : demandes des clients
La couverture désigne la part d’une transaction immobilisée pour garantir la gestion du risque. Selon le type de produit (liquidités, obligations, actions), la couverture minimale varie de 20 à 40 % du montant engagé. Ce taux s’ajuste selon les ordres passés et la stratégie de l’intermédiaire.
Prêt vendeur
Le prêt vendeur correspond aux montants dus par les clients à l’entreprise, souvent sous forme d’avances ou de crédits commerciaux.
Cris, poubelle
Autrefois, la criée rassemblait les négociateurs autour du « panier » lors des enchères. Ce système manuel a disparu en 1987, remplacé par l’automatisation.
Dématérialisation de la dette
Depuis 1984, les titres français n’existent plus sous forme papier. Ils sont inscrits dans des comptes titres chez un intermédiaire financier. Les dettes d’entreprise sont classées en dettes financières, d’exploitation ou hors exploitation, selon leur durée.
Dette financière
En France, une dette financière désigne généralement une échéance supérieure à cinq ans.
Disponibilité des banques
La dette à court terme inclut les factures à payer et les emprunts bancaires à court terme ; à moyen et long terme, on trouve les emprunts institutionnels et les contrats de crédit-bail. Les disponibilités désignent, elles, les sommes immédiatement mobilisables.
Dividende
Le dividende est la part des bénéfices distribuée à l’actionnaire, assortie d’un crédit d’impôt le cas échéant.
Division
Une entreprise peut décider de diviser la valeur nominale de ses actions, augmentant d’autant le nombre d’actions en circulation.
Données de marché
Les données de marché, diffusées par Euronext, regroupent prix, volumes, extrêmes de la séance, etc. Elles sont précieuses pour suivre l’activité boursière en temps réel.
Droit d’abonnement
Lors d’une augmentation de capital, un droit de souscription est attaché à chaque ancienne action. Un certain nombre de droits permet d’acheter de nouvelles actions à un prix déterminé.
Droit de vote, effet de levier
Chaque action confère un droit de vote en assemblée, parfois doublé selon la durée de détention. Certaines catégories d’actions, comme les certificats de placement, n’en bénéficient pas.
Sortie des promotions
L’effet de levier mesure le gain potentiel en proportion de l’investissement initial. Le service de règlement différé (SRD) accentue ce mécanisme, permettant d’acheter pour cinq fois sa mise, mais le risque de perte est multiplié d’autant.
L’émission de titres sur le marché sert à financer l’entreprise, par différents procédés : offre à prix fixe, offre de prix minimum, placement privé, etc.
Entreprise d’investissement
Selon la loi, une entreprise d’investissement propose des services financiers : négociation, gestion pour compte de tiers, courtage. Les sociétés de bourse relèvent de cette catégorie.
Établissement de crédit
Une banque ou institution habilitée à exercer des activités bancaires.
Investissements
Un investissement désigne l’achat d’équipements, d’usines ou de titres, dans l’espoir de gains futurs.
Espacement
Le jour de liquidation, fixé à la cinquième séance avant la fin du mois, marque l’échéance des positions au SRD. À cette date, il faut solder ou reporter ses engagements.
Liquidité
Un marché est dit liquide quand on peut acheter ou vendre sans provoquer de fortes variations de prix.
Marchés non réglementés
Le marché libre échappe à la réglementation stricte : absence d’obligations d’information, vigilance recommandée pour l’actionnaire individuel.
Marché réglementé
Un marché réglementé obéit à des règles précises : conditions d’admission, organisation des transactions, suspension de la cotation, publication des échanges. En France, cela concerne notamment le premier, le second et le nouveau marché.
MATIVE (Marché International à Terme Français)
Le Matif, créé en 1986, est un marché d’instruments dérivés, aujourd’hui informatisé et ouvert de 8h à 22h.
Membres de la bourse
Ce sont les intermédiaires financiers, banques ou sociétés d’investissement, membres d’Euronext, habilités à traiter les ordres de leurs clients.
Moins-value
Une moins-value correspond à la perte subie lors de la revente d’un titre à un prix inférieur à celui d’achat.
MONEP (Marché des options négociables)
Le Monep, lancé en 1987, est consacré aux produits dérivés sur actions et indices. Il fonctionne en continu, de 8h à 22h.
Multiple de capitalisation
Il s’agit du rapport entre le cours de l’action et le bénéfice par action, un indicateur de valorisation très suivi.
Nouvelle économie
On regroupe sous cette appellation les entreprises actives dans les secteurs technologiques à forte croissance, souvent désignés par l’acronyme TMT (Telecom Media Technology).
PNJ
Dès 1986, les marchés ont abandonné la criée pour adopter la cotation informatisée NSC, qui gère l’alimentation des ordres et leur exécution en temps réel.
Obligation
Une obligation est un titre de créance : l’entreprise s’engage à verser des intérêts annuels à l’investisseur, puis à rembourser le capital à l’échéance.
Obligations remboursables en actions (ORA)
Les ORA sont des obligations qui seront, à l’échéance, remboursées en actions de la société émettrice selon une parité définie dès l’émission.
Offre à prix fixe (OPF)
Dans ce type d’introduction en bourse, la quantité et le prix unitaire des titres à vendre sont déterminés à l’avance.
Offre de prix minimum (OPM)
À l’inverse, ici le prix dépend de la demande et des exigences du vendeur, la quantité étant fixée à l’avance.
Premier marché : prix de vente
Le premier marché rassemble les plus grandes sociétés, qui doivent mettre au moins 25 % de leur capital en circulation.
Prix d’acquisition
Inclut le prix d’achat des marchandises et tous les frais liés à leur acquisition.
Rapport annuel
Indispensable pour suivre la vie d’une société cotée, le rapport annuel détaille bilan, compte de résultat et annexes, offrant une vue d’ensemble des performances et perspectives.
Règle de temps
Lorsqu’à prix égal plusieurs ordres sont en concurrence, la priorité revient à celui qui a été passé en premier.
Règle de prix
La priorité va d’abord à l’ordre offrant le meilleur prix : à l’achat, la limite la plus élevée est servie la première ; à la vente, c’est l’ordre au prix le plus bas qui prime.
Réservation : résultat d’exploitation
Si la confrontation des ordres aboutit à un prix hors des limites admissibles, la société de marché peut réserver la valeur le temps de rétablir l’équilibre.
Résultat financier
Résulte des opérations de financement de l’entreprise, indépendamment de son activité opérationnelle.
Résultat extraordinaire
Différence entre produits et charges exceptionnels, qui viennent s’ajouter au résultat courant.
Résultat net
Somme du résultat courant avant impôt et du résultat exceptionnel, dont on retranche la participation salariale et l’impôt sur les sociétés.
Audit ou comptabilité
L’audit consiste à examiner et certifier la régularité des comptes d’une entreprise, mission généralement confiée à un commissaire aux comptes externe.
Risque
Pour l’actionnaire, le risque est limité à la mise de départ : il ne pourra jamais perdre plus que son investissement initial.
Bourse
Le mode de cotation dépend de la liquidité de la valeur : les moins liquides sont traitées par fixing, les plus échangées en continu avec une préouverture, une séance ininterrompue et une clôture déterminée par le système informatique.
Deuxième marché
Créé pour les entreprises de taille moyenne, il exige seulement 10 % de capital flottant.
Secteur d’activité
Le secteur dans lequel évolue une société influe directement sur le cours de ses actions. Les opérateurs s’en servent pour comparer et analyser les perspectives.
Société de gestion de portefeuille
Ces sociétés, agréées par la COB, gèrent des portefeuilles pour le compte de clients, sans détenir les titres ou liquidités eux-mêmes.
SRD (Service de règlement différé) : stocks
Le SRD permet de repousser le règlement ou la livraison d’une transaction à la fin du mois. Ce service, facturé par l’intermédiaire, s’applique à certains titres éligibles.
Suspension : taux d’intérêt
La suspension de la cotation intervient lors de variations de prix trop importantes en une séance, ou lors d’événements majeurs. Les taux d’intérêt, eux, correspondent au coût de l’emprunt, exprimé en pourcentage du passif.
Transaction, valeur ajoutée
Une transaction naît de la confrontation d’un ordre d’achat avec un ordre de vente compatible. Elle peut résulter d’une exécution partielle ou multiple.
Valeur comptable réévaluée
L’actif net d’une société peut être revu à la hausse en réévaluant certains actifs, comme l’immobilier, afin de refléter leur valeur réelle.
Valeur comptable nette
L’actif net correspond à la différence entre le total des actifs et celui des dettes, l’héritage économique de la société.
Valeur nominale
Il s’agit de la part du capital représentée par une action ou une obligation, correspondant à la valeur d’émission.
Validité
Les ordres peuvent être valides pour la journée, jusqu’à une date précise, ou jusqu’à révocation selon les règles fixées par l’intermédiaire financier.
Volume des transactions
Le volume représente le nombre de titres échangés, multiplié par leur prix, reflétant l’activité du marché.
Le rôle de la bourse
Il faut tordre le cou à une idée reçue : la bourse ne se limite pas à la spéculation. Son utilité première est économique : permettre aux entreprises de financer leur croissance, soit par l’emprunt, soit en cédant des actions. Pour cela, elles doivent convaincre des investisseurs, qui eux-mêmes cherchent de la liquidité. La bourse, c’est ce point de rencontre, organisé, entre besoins de financement et capacité d’investissement.
Comment fonctionne la bourse ?
La bourse, c’est un marché où l’offre rencontre la demande. Lorsqu’un acheteur et un vendeur s’accordent sur un prix, la transaction a lieu, point final.
Les marchés sont les lieux où se confrontent l’offre et la demande
Chaque valeur s’échange sur un marché adapté à sa taille, à la part détenue par le public et à sa capitalisation. On distingue premier, second, nouveau marché et marché libre.
Le premier marché
Le premier marché regroupe les plus grandes entreprises françaises. Le SRD (service de règlement différé) est réservé aux titres les plus liquides et capitalisés, permettant de différer règlement et livraison. Pour y accéder, le titre doit appartenir au SBF 120 ou dépasser 1 milliard d’euros de capitalisation et un volume d’un million d’euros par jour.
Le deuxième marché
Conditions d’accès plus souples, avec seulement 10 % de capital flottant et deux ans d’historique de comptes. On y trouve des sociétés moins liquides, parfois méconnues, avec une information moins abondante.
Le nouveau marché
Ouvert aux entreprises à fort potentiel de croissance, souvent technologiques. Les conditions d’admission sont flexibles : fonds propres de 1,5 million d’euros, 100 000 titres minimum à distribuer, parrainage par une société de lancement, pas d’obligation de comptes antérieurs.
Le marché libre
Créé en 1996, ce marché accueille les sociétés trop jeunes ou trop petites pour les marchés réglementés. Pas d’obligation d’information : la prudence s’impose.
Une action
Détenir une action, c’est détenir une part de propriété sur une société. Cela confère droit de vote en assemblée, droit à dividende, et droit sur les actifs lors d’une liquidation. Mais en cas de faillite, l’actionnaire est le dernier servi, après salariés, organismes sociaux et créanciers.
Une obligation
L’obligation, elle, est un prêt consenti à l’entreprise. Le porteur perçoit des intérêts annuels et récupère son capital à l’échéance. Les obligations cotées s’échangent en bourse comme les actions, avec des taux d’intérêt fixes ou variables. Plus les taux montent, plus la valeur des obligations à taux fixe baisse.
Une option
L’option est un droit d’acheter (call) ou de vendre (put) une action à un prix et dans un délai donnés. Elle agit comme un effet de levier et comme un outil de couverture. Les warrants, proches des options, permettent des stratégies similaires, avec un risque limité à la mise de départ et un potentiel de gain élevé.
Pour illustrer : un investisseur peut acheter un call sur une action qu’il juge sous-évaluée, misant sur sa hausse prochaine. S’il se trompe, il ne perd que la prime versée.
- Un warrant est dit « dans la monnaie » si, pour un call, le prix du sous-jacent dépasse le prix d’exercice ; pour un put, c’est l’inverse.
- « Hors de la monnaie » si le call a un sous-jacent inférieur au prix d’exercice, ou le put un sous-jacent supérieur.
OPCVM
Les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) permettent d’investir collectivement dans un portefeuille diversifié, en actions, obligations ou instruments monétaires, sans avoir à gérer soi-même les placements. Avantage : mutualisation des risques, accès à des marchés variés, simplicité de gestion.
SICAV
La SICAV est une société d’investissement à capital variable : vous pouvez souscrire et racheter des parts en fonction de la valeur liquidative. Il existe des SICAV actions, obligations, monétaires, françaises ou internationales, selon la spécialisation.
FCP
Le FCP (fonds commun de placement) fonctionne sur le même principe que la SICAV, mais juridiquement, il s’agit d’une copropriété de valeurs mobilières sans personnalité morale propre.
Fonds profilés
Les fonds profilés regroupent différents instruments financiers selon le niveau de risque : prudent, équilibré, dynamique. Choisir un fonds adapté à son profil d’investisseur optimise la performance sur la durée. Plus il y a d’actions, plus le risque et le rendement potentiel sont élevés. Pour atténuer les à-coups du marché, il est conseillé de conserver ces placements plusieurs années.
Après avoir défini son profil, on peut choisir un OPCVM adapté. Par exemple, un retraité privilégiera la prudence, un jeune actif pourra accepter plus de volatilité pour viser la croissance.
Pour chaque valeur, on trouve des informations clés : dernier cours, plus haut/bas de la séance, code SICOVAM, nombre de titres, volumes échangés, dividendes, date et montant du dernier versement, crédit d’impôt associé.
L’essor d’Internet a démultiplié les sources d’information sur les marchés. Si la diffusion est rapide, la fiabilité varie. Sur les forums, prudence : on trouve de tout, du conseil pertinent à la rumeur manipulatrice. La vigilance s’impose.
Méthodes d’évaluation
Analyse fondamentale
Ne vous fiez pas au prix facial d’une action : une valeur cotée 40 € peut être moins « chère » qu’une autre à 45 €. D’autres critères entrent en jeu :
PER
Le PER (Price Earning Ratio) est un indicateur phare : il compare le prix de l’action à son bénéfice par action (BNA). Un PER bas signale une action peu chère ; au-delà de 30, on estime que la valorisation devient élevée. Mais il faut aussi regarder le secteur d’activité.
Performance
Le rendement d’une action mesure la part du dividende rapportée au cours. Un haut rendement attire, mais attention aux mirages : parfois, une entreprise en difficulté affiche un rendement élevé suite à la chute de son cours, sans certitude de maintenir le dividende.
Escompte
L’escompte sur actifs nets réévalués est surtout utilisé pour les sociétés de portefeuille ou immobilières. Il s’agit de la différence entre le cours de bourse et la valeur estimée des actifs. Une décote de plus de 50 % peut signaler une opportunité d’achat.
Capitalisation boursière
Au-delà des résultats, la capitalisation boursière s’apprécie aussi par rapport au chiffre d’affaires, surtout dans les secteurs de croissance. L’analyse du ratio capitalisation/chiffre d’affaires, ajusté de la dette, donne une idée de la capacité bénéficiaire future.
Analyse technique
L’analyse technique, ou graphique, projette les prix futurs à partir des courbes historiques. Elle s’appuie sur les volumes, les tendances, les figures récurrentes. Quelques outils incontournables :
Chiffres remarquables
Supports et résistances
Les supports et résistances sont des seuils de prix : franchir une résistance est souvent perçu comme un signal d’achat, casser un support comme une alerte à la vente.
Moyennes mobiles
Les moyennes mobiles lissent les variations de prix. Un croisement de la moyenne courte au-dessus d’une longue donne un signal d’achat, l’inverse un signal de vente.
Tête et épaules
Cette figure, composée de trois pics, annonce souvent un retournement de tendance. La cassure de la « ligne de cou » est scrutée par les analystes.
Le canal
Un canal délimite l’évolution d’une valeur entre deux lignes parallèles. Sortir du canal, par le haut ou le bas, annonce une accélération du mouvement.
Triangles
Les triangles, isocèles ou biseaux, signalent des phases de consolidation avant des mouvements marqués à la sortie du schéma.
Stochastique
L’indicateur stochastique permet de repérer les situations de surachat ou de survente.
Momentum
Le momentum mesure la vitesse de variation des prix, utile pour anticiper les retournements de tendance.
MACD
Le MACD conjugue deux moyennes mobiles exponentielles pour générer des signaux d’achat ou de vente selon l’écart et le croisement des courbes.
RSI
Le RSI (Relative Strength Index) évalue la force d’un titre : au-dessus de 70 %, il est considéré en surachat ; en dessous de 30 %, il est jugé survendu.
Comment passer un ordre boursier ?
Un ordre boursier comporte plusieurs paramètres : la valeur à acheter ou vendre (identifiée par son code SICOVAM), le sens (achat ou vente), la quantité, la période de validité et le type d’ordre.
- Période de validité
L’ordre du jour est valable le temps de la séance. S’il n’est pas exécuté, il disparaît. L’ordre à révocation reste actif jusqu’à la liquidation des titres SRD ou jusqu’à la fin du mois pour les titres au comptant.
- Type d’ordre
Plusieurs modes existent :
- L’ordre à cours limité : vous fixez le prix maximal d’achat ou minimal de vente.
- L’ordre au marché (ATP) : priorité à l’exécution, mais sans garantie sur le prix.
- L’ordre « tout ou rien » : l’intégralité de la quantité doit être exécutée, sinon l’ordre reste en attente.
Chaque transaction engendre des frais (courtage, taxes) variables selon l’intermédiaire.
Frais de transaction (ou de courtage)
À chaque ordre, l’investisseur paie des frais de courtage. Internet a fait baisser ces coûts, parfois facturés au forfait.
Droit de garde
Les droits de garde, prélevés annuellement par l’intermédiaire, dépendent du nombre de lignes et de la valeur du portefeuille. Ils sont déductibles du revenu imposable.
TVA
Les frais de courtage incluent la TVA, actuellement à 19,6 %.
Imposition du compte titres
Imposition des dividendes
Les dividendes sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Un abattement annuel s’applique, mais il disparaît au-delà d’un certain seuil de revenus.
Imposition des plus-values
Les plus-values réalisées sur la vente de titres sont taxées à 16 %, auxquelles s’ajoutent CSG, CRDS et autres prélèvements, portant le total à 26 %. Un seuil d’exonération existe pour les petits montants de cession sur l’année.
Fiscalité du PEA
Les avantages
Le PEA (Plan d’Épargne en Actions) permet d’investir en bourse sans impôt sur les gains, sous réserve de conserver le plan cinq ans. Les dividendes sont aussi exonérés, hors prélèvements sociaux.
Limitations
Seules les actions européennes sont éligibles, sous conditions. Toute sortie avant cinq ans entraîne l’imposition des gains à 32,5 % avant deux ans, 26 % entre deux et cinq ans.
Caractéristiques particulières
Après cinq à huit ans, tout retrait clôt le plan, mais l’exonération des gains est acquise. Après huit ans, on peut effectuer des retraits partiels, mais plus aucun versement. À noter : il faut disposer des fonds sur le compte PEA avant de passer un ordre. Une gestion habile consiste à utiliser le PEA pour les opérations au comptant, le compte-titres pour le SRD.
Introductions en bourse
Pourquoi une introduction en bourse ?
Pour une entreprise, s’introduire en bourse, c’est lever des capitaux pour financer la croissance, rééquilibrer sa structure financière, conquérir de nouveaux marchés ou intéresser des salariés-clés via des stock-options. La cotation est aussi un formidable levier de notoriété.
Les différentes procédures
Offre à prix fixe (OPF)
Le prix de vente est fixé à l’avance, les ordres sont traités par priorité (ordres A pour les petits porteurs, ordres B pour les autres). L’objectif : garantir une attribution la plus équitable possible.
Offre de prix minimum (OPM)
La société propose un prix plancher, les ordres à cours limité sont acceptés dans une fourchette autour de ce minimum. Le prix final s’établit selon la demande.
Offre à prix ouvert (BOA)
Une fourchette de prix est proposée, ajustable. Le prix final est fixé après réception de toutes les offres, avec une part réservée aux investisseurs institutionnels.
Inscription directe
Similaire à l’OPM, mais les ordres « au marché » sont acceptés. Les titres sont ensuite diffusés par des intermédiaires.
Investissement garanti
Réservé aux investisseurs institutionnels, ce mécanisme vise à sécuriser la distribution des titres.
Quelles sont les conditions de l’offre ?
L’OPF demeure la plus équitable, l’OPM permet d’ajuster le prix au marché mais expose au risque de surpayer. L’inscription directe, rare, s’adresse aux investisseurs avertis.
Quel est le plan d’affaires ?
Sur le nouveau marché, la solidité du business plan est primordiale, mais trop souvent les prévisions sont irréalistes, que ce soit par optimisme excessif ou par volonté de séduire. Si les fondateurs vendent massivement leurs parts lors de l’introduction, méfiance : cela peut signaler un manque de confiance dans le projet. Un multiple de capitalisation trop ambitieux éloigne les investisseurs, sauf pour les sociétés à très fort potentiel. L’environnement sectoriel, la solidité financière et l’équilibre dette/fonds propres sont des critères à scruter de près.
La liquidité du titre est-elle garantie ?
Pour éviter une dispersion excessive, certaines sociétés ne proposent que le minimum légal au public. Si le flottant reste faible après l’introduction, le marché peut manquer de profondeur et devenir étroit. Par ailleurs, la présence de gros actionnaires accroît le risque de voir l’un d’eux céder sa participation, ce qui peut provoquer une chute rapide du cours. La dynamique boursière repose, in fine, sur la confiance et la capacité à attirer des échanges continus. Un titre vivant, c’est un titre qui circule. Un marché animé, c’est la promesse d’opportunités… et de vigilance à chaque instant.

